
D’après les enquêtes « Cadre de vie et sécurité » (CVS) de 2008 à 2017, 21 % des personnes s’étant déclarées victimes de violences physiques, verbales et/ ou sexuelles l’ont été sur leur lieu de travail ou d’études. Seules 7 % d’entre elles ont déposé plainte. Des facteurs sociodémographiques et circonstanciels semblent influer sur ce comportement de plainte.
Les femmes victimes de ces violences ont, toutes choses égales par ailleurs, 1,4 fois moins de chances de déposer plainte qu’un homme : 6 % d’entre elles ont déposé plainte contre 8 % des hommes. De même, les chances de déposer plainte baissent significativement lorsque l’auteur est un collègue de travail ou d’études.
Enfin, les résultats de cette étude révèle que le type d’atteintes subies influence également le dépôt de plainte. Si les victimes de violences sexuelles ont près de 3 fois plus de chances de déposer plainte que les personnes victimes d’autres types de violences, celles victimes de violences physiques ont près de 9 fois plus de chances de déposer plainte que les autres. À l’inverse, les victimes de violences verbales ont 1,7 fois moins de chances de déposer plainte que les autres.